Championne de l’adaptation

Championne de l’adaptation

Virginie Delalande a une surdité profonde de naissance. Elle n’entend pas l’avion qui passe, le chant des oiseaux, ni vous qui lui parlez. Mais elle a su s’adapter, à tel point qu’elle a réussi le très difficile concours du barreau, pour devenir avocate.

Je suis devenue avocate parce qu’on m’a dit que c’était impossible. Parce qu’on m’a dit que ce métier n’était pas fait pour moi. Parce que je connais ce sentiment d’injustice. Celui qui vous prend aux tripes. Celui qui vous empêche de dormir. Celui qui répète : pourquoi moi ? 

Découvrez le reportage émouvant et fortifiant de Laëticia Moreau. Et inspirons-nous de cette femme debout, adaptée, et exemplaire, en force et souplesse, pour continuer à avancer, la tête haute, dans un environnement déstabilisant.

Lettre ouverte aux Uns et aux Zautres sur la capacité d’adaptation

Lettre ouverte aux Uns et aux Zautres sur la capacité d’adaptation

Dans notre actualité, et quelque-soit la manière dont nous communiquons, nous voyons fleurir toutes les couleurs de l’adaptation à une contrainte.

Comparer nos réactions nous est soudainement beaucoup plus facile. En effet, nous menons tous la même expérience de vie, pour une fois, ou presque tous : le confinement.

L’humanité se retrouve plongée dans une expérience anthropologique sans précédent : nous avons pour ordre de rester chez nous.Face à cette injonction martiale, et citoyenne, on a vu pourtant des comportements très différents de la part des Uns et des Zautres.

Les Uns ont unanimement choisi d’obéir, le plus rapidement possible.
Les Zautres, eux, ont pris leur temps.

Le temps de quoi ?

De la stupeur ? De l’incompréhension ? Du déni ? De la rébellion ? De la négligence ? Du suicide inconscient ? Le temps d’y croire ? Le temps de se sentir finalement une place parmi les autres ? Le temps de renoncer à se venger de la société qui nous avait oubliée ?

Oh les Zautres, dans leur quasi-majorité, n’agissent pas contre les Uns. Malgré l’urgence claire à laquelle leur condition les rend étanche et donc dangereux, les Zautres réagissent Zautrement !

La meilleure, voulez-vous la connaître ? C’est que toutes ces réactions, de l’obéissance civile aux extrêmes inverses, nous unissent, en fait, dans le déroulement d’un même processus, issu des tréfonds de la préhistoire : notre capacité d’adaptation.

Quelque-soient les réactions primaires réflexes, qui sont les nôtres, à titre individuel, elles sont la première étape d’un processus interne à chacun, qui doit être vécu pas à pas, pour arriver à une résilience, un nouvel équilibre dynamique. Cet équilibre que recherche tout organisme humain : une homéostasie psychique et somatique, qu’on dit, dans les milieux avertis.

A vrai dire, cette capacité d’adaptation est notre plus grand espoir et notre plus gros risque. Ca passe ou ça casse. Si ça passe, on s’adapte et on passe à autre chose. Si ça casse, on s’enlise dans le trouble, la maladie ou pire que tout, dans le choc post-traumatique psychique.

Cela, nous l’ignorons majoritairement, faute d’enseignement et parce que nous sommes dotés de ce super pouvoir depuis la naissance, ce qui n’aide pas la prise de conscience.

Seuls ceux qui se sont toujours senti inadaptés ont eu la grâce de le découvrir, au fil de leur vie : les bizarres, les bancales, les déficients, les dys, les haut potentiel, les porteurs de handicap, les malformés, les gens « différents » et qui en souffrent. Ils ont vécu la peine de ne pas rentrer dans leur case proposée. Ils ont éprouvé la douleur d’être rejeté, tout ou partie, de ne pas coller avec le décor, et de ne pas être naturellement inclus dans le projet collectif.

Est-ce la planète qui en avait assez ou une force universelle qui brulait de rétablir la justice ? L’expérience du Covid-19 est impartiale, maintenant, tous, autant qu’on est sur la planète, on doit s’adapter ! Et on est tous reliés, qu’on le veuille ou non. C’est clair ?

Ok, admettons se disent les Uns et les Zautres! Mais savons-nous ce qu’est la capacité d’adaptation ? Comment utiliser ce talent naturel qui a fait de l’homme l’espèce animale la plus adaptée ? Suadaptée, même, puisque nous arrivons à adapter notre environnement à nous, là où « les autres » du règne animal, s’en accommodent.

Ma foi, je crains que cette matière n’ait point encore été proposée dans le programme pédagogique de la nation. Dommage ! Parce que si nous ne penchons pas d’urgence sur cette connaissance de notre façon de fonctionner, nous nous exposons à des risques pour notre santé mentale et à des pertes lourdes à titre individuel et collectif, en matière, socio-économique, sanitaire, psycho-affective…

Chérissons ce trésor en nous qu’est la capacité d’adaptation et apprenons à la découvrir. Remettons de la connaissance dans notre expérience collective. Et qu’on ne me dise pas que c’est nouveau ou qu’on ne trouve rien sur le sujet. Platon, il y a 2500 ans disait déjà « Connais-toi, toi même. »

Ben oui, mais je sais, Platon est un vieux crouton et les vieux, on ne les écoute plus. Quelle prétention juvénile de penser que le passé ne peut pas nous éclairer pour l’avenir !

Nous pouvons utiliser les savoirs impérissables pour capitaliser en sagesse, comme on capitalise en bourse. Faisons du travail sur notre capacité d’adaptation individuelle une mode et puis on y prendra peut-être goût, pour en faire un basique. Si seulement nous pouvions tous en faire une priorité, sans attendre. La capacité de Réaction, vitale, à l’heure actuelle, appelle sa grande sœur, l’Adaptation, qui, elle, regarde déjà l’après.

S’il ne fait pas appel qu’il faut rester confinés aujourd’hui, et qu’il faut suivre les directives des dirigeants du présent, il nous faut simultanément nous préparer, à titre individuel, à vivre notre avenir. Car arrivera le jour de nous adapter au déconfinement les Uns et les Zautres.

Dans notre actualité, et quelque-soit la manière dont nous communiquons, nous voyons fleurir toutes les couleurs de l’adaptation à une contrainte.

Comparer nos réactions nous est soudainement beaucoup plus facile. En effet, nous menons tous la même expérience de vie, pour une fois, ou presque tous : le confinement.

L’humanité se retrouve plongée dans une expérience anthropologique sans précédent : nous avons pour ordre de rester chez nous.

Face à cette injonction martiale, et citoyenne, on a vu pourtant des comportements très différents de la part des Uns et des Zautres.

Les Uns ont unanimement choisi d’obéir, le plus rapidement possible.

Les Zautres, eux, ont pris leur temps.

Trois clés sur le burn-out

Trois clés sur le burn-out

Que l’on vienne me consulter en situation d’épuisement ou après avoir vécu un burn-out, j’ai pu observer trois éléments récurrents qui engagent un pronostic de mieux-être : une perte de capacité d’adaptation, une fatigue intense du corps et une confusion de la pensée.

Sous stress, l’être humain est programmé pour s’adapter. Un certain nombre de mécanismes se mettent en œuvre, à commencer par des mécanismes de défense. Quand tout s’opère pour le mieux, la réaction s’achève par une résilience, qui marque la fin du processus d’adaptation.

En cas d’épuisement ou suite à un burn-out, le corps peine à fonctionner et le système nerveux n’a plus les mêmes capacités d’analyse et de réponse aux situations. On subit alors une perte de sa capacité d’adaptation. Ralentissement cognitif, difficulté à discerner et choisir, même en cas de choix simples, une certaine inadaptation à l’environnement s’installe, engendrant insécurité et souvent, perte de confiance en soi.

Dans la prise en soin que je propose, je transmets des outils, basés sur la respiration et l’ancrage, qui permettent de restaurer une réaction adaptée au lieu d’une stupeur inhibitrice, en cas de situation stressante ou à risque d’émotion intense.

Certaines techniques peuvent, en effet, aider à maintenir ou restaurer cette capacité d’adaptation, comme la respiration consciente, la prise de conscience de son corps, par le sport ou des exercices de visualisation, une marche dans un environnement naturel, la lecture de poésie ou de romans relaxants, écouter de la musique paisible, ou encore la cohérence cardiaque, par exemple.

Fatigue intense du corps

 

Plus intense et plus durable qu’un épisode de surmenage, l’épuisement est une situation qui exige du corps de réorganiser ses priorités. L’équation énergie disponible/ besoin d’énergie n’est plus équilibrée.

Pour préserver les organes vitaux (cerveau, cœur, avant tout), le corps va compenser le manque d’énergie en mettant une priorité sur ces organes, délaissant temporairement (en principe) le fonctionnement des autres parties du corps.

Si l’intensité diminue le corps reprends son équilibre habituel et nous demande un repos compensatoire tout à fait approprié.

Si la période de surrégime dure, le corps va progressivement consommer certaines réserves essentielles (minéraux, oligo-éléments, par exemples…) et les systèmes les moins choyés commenceront à produire des effets négatifs de leur fonctionnement altéré.

Plus ou moins perçus consciemment, ces premières conséquences seront plus durables et par conséquent, le rétablissement plus long.

L’épuisement se fera sentir, souvent de manière généralisée, parfois avec des symptômes clairement identifiés (perte de concentration, trous de mémoire, maladresse, baisse d’immunité durable,…). Pour certaines raisons complexes, cela n’arrêtera pas une partie des personnes, qui peut alors brusquement décompenser et basculer dans le burn-out. C’est à dire qu’à force de compenser, le corps s’arrête brutalement de fonctionner, ayant accumulé trop de dysfonctionnements et n’ayant plus aucune réserve à aller chercher.

Cela peut s’exprimer par un accident de santé physique ou mentale grave, qui nécessitera une prise en charge médicale (dépression, accident vasculaire cérébral, infarctus, insuffisance rénale aigüe,…).

Les personnes qui font appel à moi sont souvent en phase d’épuisement ou en convalescence de la décompensation vécue (post burn-out). Grâce à des soins de réflexologie plantaire, je leur apporte, avant tout, de la relaxation. Cette technique étant réputée pour le soutien qu’elle apporte à l’homéostasie (équilibrage naturel du fonctionnement du corps), elle invite l’ensemble des systèmes à reprendre une place ajustée dans leurs fonctionnements.

Pour aider le corps à ne pas s’épuiser et à s’apaiser, on peut bénéficier aussi de massages, d’un accompagnement par un acuponcteur, par un praticien shiatsu, ou bien on peut faire une activité physique adaptée à ses capacités, qui aide à sentir son corps et à le relâcher : marche, sport (du pilates au marathon, selon ce qui nous fait du bien), ou encore relation de tendresse physique, comme des câlins ou, dans un registre plus intime, une relation sexuelle. Une alimentation saine, une bonne hydratation et prendre soin de sa qualité de sommeil restent toutefois les prérequis de base.

Confusion de l’esprit

 

Chaque jour, un être humain doit s’adapter à un ensemble de situations complexes. Nos sens captent une multitude d’informations que notre cerveau analyse.

Cela peut déjà engendrer une pression, en soi, selon les environnements dans lesquels on évolue.

Quand on ajoute les effets conscients et inconscients de notre personnalité, éducation, situation actuelle et que l’on croise cela avec les nécessités qui sont les nôtres (gagner de l’argent, assurer la sécurité d’un tiers non autonome, répondre aux injonctions d’un proche pour garder sa place sociale (au travail ou en famille) , …) le réservoir de stress se remplit à grande vitesse et comme il n’est pas extensible, plus on en met dedans, plus il risque d’exploser. Le système nerveux n’arrive plus à analyser en temps réel toutes les données. Le système hormonal produit adrénaline, cortisol, et autres hormones soutenant la réaction pour la survie en quantités disproportionnées à une réaction adaptée.

On subit alors une perte de clarté mentale. Les idées se superposent. On sur-réagit. On explose pour vider un peu de ces ressources surabondantes. Et le système nerveux, siège de la réflexion se protège en passant en mode alternatif : il ne capte plus tous les stimuli (moindre ressenti émotionnel, perte de plaisir, perte de sens, perte de repères, …).

Cela engendre une confusion mentale plus ou moins importante et acceptable. Peut survenir parfois une sensation de détachement du réel ou d’éloignement de sa propre réalité.

Suite à un burn-out, les personnes éprouvent fréquemment un état de choc, relatif à la violence de la décompensation. Celui-ci peut se soigner en réagissant sans attendre et grâce à une prise en charge spécialisée, comme le proposent certains psychiatres, par exemples. Le temps et un bon accompagnement pourra également permettre de passer de la stupeur à la résilience.

Ce constat, Je l’ai observé à de nombreuses reprises, en entreprise, en tant qu’infirmière ou à mon cabinet, en tant que réflexologue. J’ai constaté que pour se remettre en marche dans ce nouveau territoire qui s’ouvre à la personne, il faut poser un premier pas.

Le chemin peut s’avérer plus ou moins long, selon le stade d’avancement de la crise. Toutefois, une clé simple et hautement efficace est de dessiner la carte du territoire.

« Quand vous voulez vous promener dans un pays que vous ne connaissez pas, vous prenez une carte pour vous repérer. Pour avancer et reprendre son chemin de vie, établir la cartographie de là où on en est, dans les différents domaines de sa vie, est un outil d’une puissance stupéfiante. »

Cette proposition si simple et sans faux-semblants, peut étonner. Pourtant, face à l’overdose vécue, il n’y a pas d’autre alternative possible que de désencombrer le mental, épurer, clarifier, aérer les idées.

 

En déposant les réalités de vie de la personne au présent, sur un espace limité, visible en un regard, celles-ci redeviennent contenables. Cela apporte un grand réconfort et un sentiment d’atterrissage en douceur.

Sur la base de cette carte, je facilite un travail d’identification des leviers pour endiguer l’hémorragie d’énergie et ceux qui vont permettre de se régénérer solidement.

Les priorités se remodèlent alors, les points d’attention se clarifient en un nombre restreint, gérable, pour donner lieu à un rétablissement et une amélioration durable de l’équilibre de vie.

 

La prise en soin que je propose est une étape pour s’orienter sereinement vers du mieux-être. Toutefois, elle permet une vision à 360 degrés de la situation, ce qui n’existait pas encore dans les prises en soin habituelles.

 

Pour gagner en clarté mentale, je suis également fervente du désencombrement domestique. Retirer de son espace de vie, le superflu entraine généralement à un élagage de ce qui n’est pas important dans ses pensées et son emploi du temps. Je propose d’ailleurs également des accompagnements dans ce domaine.

 

Des techniques comme l’hypnose, la sophrologie, entre autres, peuvent aussi aider à calmer la pensée, voir à effectuer une transition pour se libérer d’un mental envahissant.

Un accompagnement psychologique s’avère bénéfique pour traiter un grand nombre de sujets complexes et lourds.

Là aussi, comme il existe plusieurs approches, selon les praticiens, le travail d’identification des besoins, grâce à la cartographie, par exemple, permet d’identifier la problématique à travailler et de discerner quel pourrait être le bon interlocuteur.

La carte n’est pas le pays, et le chemin de guérison du burn-out prend le temps et les accompagnements nécessaires à une reconstruction, tel le phoenix qui renait de ses cendres. C’est pourquoi il est essentiel de prendre soin de soi dans sa capacité d’adaptation, son corps et son esprit avant l’accident de santé.

Avec des outils comme ceux que je propose, qu’elles soient épuisées ou post burn-out, les personnes que j’ai accompagnées repartent généralement avec un nouveau souffle, une espérance et un plan d’action concret.

Alors, si vous avez lu cet article jusqu’au bout, je vous remercie pour votre intérêt et vous souhaite sincèrement de trouver les ressources dont vous avez besoin pour avancer sur votre chemin de vie.

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