Lettre ouverte aux Uns et aux Zautres sur la capacité d’adaptation

Lettre ouverte aux Uns et aux Zautres sur la capacité d’adaptation

Dans notre actualité, et quelque-soit la manière dont nous communiquons, nous voyons fleurir toutes les couleurs de l’adaptation à une contrainte.

Comparer nos réactions nous est soudainement beaucoup plus facile. En effet, nous menons tous la même expérience de vie, pour une fois, ou presque tous : le confinement.

L’humanité se retrouve plongée dans une expérience anthropologique sans précédent : nous avons pour ordre de rester chez nous.Face à cette injonction martiale, et citoyenne, on a vu pourtant des comportements très différents de la part des Uns et des Zautres.

Les Uns ont unanimement choisi d’obéir, le plus rapidement possible.
Les Zautres, eux, ont pris leur temps.

Le temps de quoi ?

De la stupeur ? De l’incompréhension ? Du déni ? De la rébellion ? De la négligence ? Du suicide inconscient ? Le temps d’y croire ? Le temps de se sentir finalement une place parmi les autres ? Le temps de renoncer à se venger de la société qui nous avait oubliée ?

Oh les Zautres, dans leur quasi-majorité, n’agissent pas contre les Uns. Malgré l’urgence claire à laquelle leur condition les rend étanche et donc dangereux, les Zautres réagissent Zautrement !

La meilleure, voulez-vous la connaître ? C’est que toutes ces réactions, de l’obéissance civile aux extrêmes inverses, nous unissent, en fait, dans le déroulement d’un même processus, issu des tréfonds de la préhistoire : notre capacité d’adaptation.

Quelque-soient les réactions primaires réflexes, qui sont les nôtres, à titre individuel, elles sont la première étape d’un processus interne à chacun, qui doit être vécu pas à pas, pour arriver à une résilience, un nouvel équilibre dynamique. Cet équilibre que recherche tout organisme humain : une homéostasie psychique et somatique, qu’on dit, dans les milieux avertis.

A vrai dire, cette capacité d’adaptation est notre plus grand espoir et notre plus gros risque. Ca passe ou ça casse. Si ça passe, on s’adapte et on passe à autre chose. Si ça casse, on s’enlise dans le trouble, la maladie ou pire que tout, dans le choc post-traumatique psychique.

Cela, nous l’ignorons majoritairement, faute d’enseignement et parce que nous sommes dotés de ce super pouvoir depuis la naissance, ce qui n’aide pas la prise de conscience.

Seuls ceux qui se sont toujours senti inadaptés ont eu la grâce de le découvrir, au fil de leur vie : les bizarres, les bancales, les déficients, les dys, les haut potentiel, les porteurs de handicap, les malformés, les gens « différents » et qui en souffrent. Ils ont vécu la peine de ne pas rentrer dans leur case proposée. Ils ont éprouvé la douleur d’être rejeté, tout ou partie, de ne pas coller avec le décor, et de ne pas être naturellement inclus dans le projet collectif.

Est-ce la planète qui en avait assez ou une force universelle qui brulait de rétablir la justice ? L’expérience du Covid-19 est impartiale, maintenant, tous, autant qu’on est sur la planète, on doit s’adapter ! Et on est tous reliés, qu’on le veuille ou non. C’est clair ?

Ok, admettons se disent les Uns et les Zautres! Mais savons-nous ce qu’est la capacité d’adaptation ? Comment utiliser ce talent naturel qui a fait de l’homme l’espèce animale la plus adaptée ? Suadaptée, même, puisque nous arrivons à adapter notre environnement à nous, là où « les autres » du règne animal, s’en accommodent.

Ma foi, je crains que cette matière n’ait point encore été proposée dans le programme pédagogique de la nation. Dommage ! Parce que si nous ne penchons pas d’urgence sur cette connaissance de notre façon de fonctionner, nous nous exposons à des risques pour notre santé mentale et à des pertes lourdes à titre individuel et collectif, en matière, socio-économique, sanitaire, psycho-affective…

Chérissons ce trésor en nous qu’est la capacité d’adaptation et apprenons à la découvrir. Remettons de la connaissance dans notre expérience collective. Et qu’on ne me dise pas que c’est nouveau ou qu’on ne trouve rien sur le sujet. Platon, il y a 2500 ans disait déjà « Connais-toi, toi même. »

Ben oui, mais je sais, Platon est un vieux crouton et les vieux, on ne les écoute plus. Quelle prétention juvénile de penser que le passé ne peut pas nous éclairer pour l’avenir !

Nous pouvons utiliser les savoirs impérissables pour capitaliser en sagesse, comme on capitalise en bourse. Faisons du travail sur notre capacité d’adaptation individuelle une mode et puis on y prendra peut-être goût, pour en faire un basique. Si seulement nous pouvions tous en faire une priorité, sans attendre. La capacité de Réaction, vitale, à l’heure actuelle, appelle sa grande sœur, l’Adaptation, qui, elle, regarde déjà l’après.

S’il ne fait pas appel qu’il faut rester confinés aujourd’hui, et qu’il faut suivre les directives des dirigeants du présent, il nous faut simultanément nous préparer, à titre individuel, à vivre notre avenir. Car arrivera le jour de nous adapter au déconfinement les Uns et les Zautres.

Dans notre actualité, et quelque-soit la manière dont nous communiquons, nous voyons fleurir toutes les couleurs de l’adaptation à une contrainte.

Comparer nos réactions nous est soudainement beaucoup plus facile. En effet, nous menons tous la même expérience de vie, pour une fois, ou presque tous : le confinement.

L’humanité se retrouve plongée dans une expérience anthropologique sans précédent : nous avons pour ordre de rester chez nous.

Face à cette injonction martiale, et citoyenne, on a vu pourtant des comportements très différents de la part des Uns et des Zautres.

Les Uns ont unanimement choisi d’obéir, le plus rapidement possible.

Les Zautres, eux, ont pris leur temps.

A l’aube du jour où la lumière l’emporte sur l’ombre

A l’aube du jour où la lumière l’emporte sur l’ombre

Mon premier cours de santé mentale m’a enseigné que nous sommes tous ombres et lumière. La bonne santé mentale étant le fruit de nos jours, où la lumière l’emporte sur l’ombre. Cette nuit, c’était l’équinoxe. Depuis l’aube, la lumière du soleil m’est offerte en abondance. Jusqu’à la prochaine étape du cycle, le jour sera plus long que la nuit ! Et je me sens comme un bateau à l’aube, sur un lac silencieux, partant à la pêche. Bien que tout soit calme, je ressens une inquiétude. Celle de devoir avancer en eaux profondes, pour trouver la nourriture dont j’ai besoin.
Du lac, je ne connais pas la profondeur, j’en perçoit seulement le sombre. Inquiétante vulnérabilité, petitesse insécurisante, loin de la terre ferme. Cette Terre, mon élément.
Et pourtant, en moi, cette certitude, cette foi, cette espérance, qu’entre ciel et eau, aussi vulnérable que je sois, la lumière l’emporte, et je l’emporte en moi.
En ce nouveau jour, je choisis d’avancer. Et de cette Lumière, nourrir mes pensées. Ma barque est bien humble, au combien étroite. Mais mon coeur est grand et je sais qu’au fond, une Lumière brille tout le temps.
Podcast: Se soigner les pieds, facile ou pas?

Podcast: Se soigner les pieds, facile ou pas?

C’est à cette question que nous avons cherché à réfléchir dans ce nouveau podcast de l’émission « Familles, je vous aime », de RCF Anjou. Et nous avons même fait quelques pas de plus autour du sujet. Cette fois, nous entendons un témoignage, celui de Marylène Pilleron, pour qui la maladie « qui casse les pieds », n’empêche pas de se tenir debout… Un message fortifiant et plein d’espoir pour ceux qui ont besoin de faice face à leur vulnérabilité en matière de santé. A faire écouter aux personnes âgées de votre entourage, sans hésiter.

Du tonus en barre ! Merci à Cécile de Vitton et David Mainfroid pour cette nouvelle émission à laquelle j’ai eu l’honneur de contribuer.

Retrouvez toutes les émissions « Familles, je vous aime » en podcast: inspirations, informations, partages et réflexions locales et globales en 26 minutes.