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Le contraire du manque à gagner. La même idée en inversée.
Le manque à gagner, c’est ce qu’on aurait pu gagner et ça ne s’est pas fait.
Le manque à perdre, c’est ce qu’on aurait pu perdre et ça n’est pas arrivé.

Alors deux cas de figure: soit c’est une bonne nouvelle. On n’a pas perdu son temps, on n’a pas perdu contact, on n’a pas perdues ses clés, son boulot, un proche ou la tête… dans ce cas, est-ce qu’on se réjouit et est-ce qu’on célèbre assez tout ce qu’on a et qu’on a gardé, préservé, conservé, sécurisé, voir qui s’est bonifié ?

Soit c’est une moins bonne nouvelle… on aurait mieux fait de perdre ou ne ne pas garder.
Et je dis bien garder et pas gagner. Car je ne parle de pas de perdre dans le sens d’échouer.
Il s’agit de perdre comme dans: laisser aller, lâcher prise, ou ne pas saisir une opportunité.

A chaque seconde, la vie nous amène à rencontrer des occasions à saisir: des choses à faire, des mails à lire, des bien à acheter, des affaires à ranger, ou encore plus de travail à achever, une personne avec qui papoter, alors qu’on est déjà occupé… et au lieu de les laisser passer, on les a acceptées, gérées, embrassées. C’est parfois une bonne chose et on a bien fait.
Le problème, c’est quand on le fait tout le temps pour tout. Et qu’on finit par être débordé, dépassé, à ne plus savoir ce qu’on a vraiment envie de faire et ce qu’on fait, parce qu’on est emporté dans le tourbillon de la vie.

Agnès Teynié, Directrice de l’Iffeurope, un institut de formation qui propose des années de césure, post bac, pour discerner ce qu’on veut faire dans la vie, m’a donné une TRES bonne piste un jour:
« Quand tu dis non à quelque chose, à quoi tu dis oui, en fait? »

La voilà la bonne question qui pourrait nous avancer sur nos manques à perdre.
Et si on acceptait de perdre parfois, de manière stratégique, pour mieux gagner, mieux vivre ensuite ?